Le Projet de Développement des Secteurs Privé et Financier du PAGE (Projet d’Appui à la Gestion Economique) vient de lancer une étude sur la mise en place d’un cursus de formation des professionnels comptables au Burundi. Cette étude sera réalisée par les Professeurs Alain Burlaud, Directeur Général de l’Intec, Alain Champaux, Agrégé d’Économie et de Gestion, et M. Audace Sekarimunda, Expert Comptable.
D’une part, les ressources humaines qualifiées dans le domaine comptables sont rares au Burundi, « ce qui constitue un réel handicap au niveau de la gouvernance d’entreprise, de la transparence, de la disponibilité et de la crédibilité de l’information financière publiée », indique le Docteur Alain Niyubahwe, Expert du Projet de Développement des Secteurs Financier et Privé.
D’autre part, les formations en comptabilité et les diplômes locaux délivrés par les universités et instituts burundais ne sont pas reconnus au niveau international.
La création en 2001 de l’Ordre des Professionnels Comptables (OPC) représente une étape importante pour le développement de la profession comptable au Burundi.
La seconde étape, lancée par l’étude du PAGE, vise à compléter l’offre de formation existante au Burundi le niveau de Bachelor et de Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion. L’Intec de Paris qui dispense ces deux formations interviendra pour évaluer le nombre d’heures, le personnel enseignant ainsi que les domaines de connaissance à préciser.



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Je suis Burundais et stagiaire au DESS Audit et Contrôle de Gestion du CESAG (Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion) de Dakar/Sénégal.
Je salue sincérement le projet de formation des professionnels comptables au Burundi, initié par le Projet de Développement des secteurs privé et financier du PAGE.
Je suis persuadé que cette formation pourra permettre aux professionnels comptables d’acquérir des connaissances et des techniques modernes en vue d’améliorer leur efficacité, d’assurer un rigoureux contrôle de l’information et d’aider à la maîtrise des opérations et des méthodes de gestion des entreprises burundaises.
A mon avis, l’expérience de certains pays africains, en l’occurence ceux de l’UEMOA et de la CEMAC, ayant un référentiel comptable commun « le SYSCOHADA » pourrait être utile à ce projet en chantier.